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Et si TRUMP, sans le vouloir, était en train de changer le monde ?

Sans que nous en soyons vraiment surpris, Le nouveau Président des États Unis, a décidé de retirer son pays des engagements de Paris sur le climat. Au-delà de la consternation de voir qu’un des géants de notre monde (pas Trump, les USA) se retire de la première vraie démarche mondiale solidaire de l’histoire humaine, interrogeons-nous sur les effets positifs que cela peut avoir.

Depuis leurs engagements dans les deux guerres mondiales du siècle dernier, les Etats Unis sont, de fait, l’acteur majeur d’influence politique, économique et culturelle dans le monde. S’ils ont été challengés par l’URSS et aujourd’hui la Russie dans de nombreuses parties du monde en termes politique, ce n’est plus le cas en matière de modèle économique et leur influence culturelle n’a pas été disputée par grand monde à part Bollywood.

D’une part TRUMP, par son instabilité et son incompétence notoire, en se faisant le chantre des climato-sceptiques, ne fait que décrédibiliser ce mouvement négatif mais en plus, en laissant la place du leader vacante, il permet à la vieille Europe (qui peut devenir plus moderne), La Chine, l’Inde et qui sait Le Brésil, L’Afrique du Sud et d’autres, de s’émanciper en prenant les choses à leur compte. Comme par hasard, cela se passe au moment où la Grande Bretagne, allié indéfectible des USA, précédente puissance dominante et principale frein au développement indépendant de l’Europe, se retire également du jeu collectif européen.

Une page est en train de se tourner. Les pays représentant plus des 3/4 de la population mondiale, en collaboration avec une Europe, moins dominante, moins paternaliste et plus ouverte au monde que leur cousin transatlantique ont la possibilité de rétablir un équilibre politique et culturel et pas seulement sur l’aspect écologique.

A l’intérieur même de l’espace américain, les États semblent désunis, la Californie fait sécession et d’autres ou certaines villes se désolidarisent…bref, après l’éclatement du bloc de l’Est, va-t-on vivre une forme d’éclatement des Etats-Unis et voir cette puissance se divisée ou du moins s’affaiblir? Sans compter les firmes américaines internationales qui ont toute puissance pour décider d’une obédience différente.

La nouvelle ère numérique, qui met le monde entier dans une boite au fond de notre poche, va-t-elle être aussi l’ère du retour à des entités nationales plus petites, plus autonomes ou des agrégats consensuels comme l’Europe et dans l’obligation de discuter ensemble intelligemment pour avancer ?

La Chine ou l’Inde veulent-elles prendre le rôle de nation dominante ? Pas sûr que cela soit inscrit dans leurs gènes culturels, leurs agrégats de territoires, de langues, de cultures différentes ne sont pas plus unis que notre Europe et les ficelles qui les tiennent encore moins épaisses que les nôtres.

Rappelons-nous également que contrairement à l’évolution de la terre qui a transformé un seul continent en cinq, les frontières ne sont qu’inventions des hommes et si on peut se féliciter de notre diversité culturelle, pour le reste, la compétition nationale est une vue de l’esprit, la victoire ne peut être que collective.

Alors merci  Mr Trump d’ouvrir par votre inconséquence ou par un génie très bien dissimulé, une grande porte pour faire avancer le monde autrement que par la décision d’un peuple par nature conquérant, belliqueux et surtout, trouvant naturel de dominer mais plutôt par la volonté d’une communauté humaine aussi riche qu’elle est variée.

Philippe Négrier – KTALYSE – catalyseur d’évolution humaine

 

PS : Cela ne m’empêche pas d’être fan du cinéma américain, des supers héros Marvel, de la NBA, d’adorer New York, Chicago et San Francisco, d’être le premier fan de Star Wars, d’avoir un faible pour Obama, Steve McQueen, Springsteen, James Stewart, Irving, Hopper, Fred Astaire et surtout Jodie Foster, Scarlett Johansson, Katharine Hepburn…

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La fin du genre, un défi pour “L’homme sage”

2017, une présidentielle en France et c’est la seconde fois en 10 ans qu’une femme est au second tour ! Ce qui est notable, ce n’est pas qu’il y ait une femme, c’est que cela n’ait fait l’objet d’aucun commentaire.

La discrimination de genre est de toute évidence, la plus ancienne, la plus universelle et la plus inexplicable et subjective de toutes les idioties humaines. Difficile de savoir si, il y a quelques 3 millions d’années, Lucy, notre ancêtre homo afarensis, était également victime de cela ou au contraire vénérée, en tant que dépositaire de la pérennité de l’espèce.

Ce qui ne cesse de surprendre à travers le monde et même dans nos pays occidentaux « les plus avancés », au moins en termes d’égalité de droit, c’est la constance avec laquelle les femmes sont victimes de violences ou de jugements réducteurs. (En 2015, des violences physiques ont été subies par une femme sur cinq en Europe et des violences morales par une sur deux*).

Certains avancent la différence de force physique, mais alors pourquoi les hommes petits ne sont pas victimes des plus grands ? On notera que sur les 8 présidents de la 5e république, il y a des très grands, des moyens, des petits, des plus gros, des minces et pas beaucoup d’athlètes. Aujourd’hui, force physique et pouvoir n’ont pas grand-chose à voir.

Cette étrangeté ne peut que s’éteindre au fur et à mesure qu’elle apparait indigne, injuste ou illégale mais surtout totalement dénuée de base objective.  Contribuer à cette évolution est possible voire indispensable en changeant notre propre regard, à nous, homme ou femme : Considérer qu’il n’y a de différence entre les sexes que d’appareil génital et de rôle génétique dans la mécanique de reproduction de l’espèce. Considérer chaque être humain comme unique et différent par son caractère, son parcours de vie, ses aptitudes physiques, intellectuelles, émotionnelles et mettre de côté toutes les classifications subjectives qui n’ont rien à voir avec les capacités ou les émotions : sexe, couleur, origine, religion…

Il n’y a plus qu’une race humaine sur terre. Nous avons supplanté, éliminé ou nous sommes mélangés avec nos cousins néandertaliens, soloensis, denisova et autres dérivés d’abilis ou erectus, pour ne faire qu’une seule race : l’homo Sapiens**, l’homme sage !

Alors, le grand défi de la sagesse pour nous tous est, peut-être, de nous considérer, femme ou homme, comme des êtres identiques doués de facultés et d’émotions différentes, étonnantes et uniques, d’accueillir chaque individualité avec curiosité et ce qu’il faut d’assertivité pour vivre bien, en premier lieu, avec nous-même.

Cela ne nous empêchera pas de chérir plus que tout, les instants magiques où, en croisant la route d’un autre Sapiens, quel que soit son appareil génital, nous aurons envie de partager un peu, beaucoup ou passionnément cette route.

Vous souhaitant de belles rencontres de Sapiens.

 

Philippe Négrier – Catalyseur d’évolution – coaching et conseil aux personnes et aux organisations humaines

 

*Libération 24/11/2015 – En 2015, une femme sur 5 victime de violences physiques en Europe

**Sapiens. Une brève histoire de l’humanité – Yuval Noah Harari

 

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Et si on cherchait des personnes plutôt que des CV ?

Chez « Force Femmes », j’ai forcément à faire à des femmes de plus de 45 ans et au chômage, c’est la condition de l’accompagnement. Que de variétés, de talents, de sommes d’expériences et de compétences. Certes les niveaux d’études ou de qualifications sont disparates mais un point commun entre toutes ces femmes : la volonté d’être là pour démontrer, s’il en est besoin, que  femme active est un pléonasme.

Ce que je ressens souvent également c’est un manque de confiance, pas seulement issu du fameux plafond de verre mais un profond découragement, comme si l’âge, ajouté au genre, nappé de ce statut illégitimement dégradant qu’est le chômage, était un poids écrasant.

A l’instar de notre société dévouée au culte unique de la jeunesse et plus encore de la féminine juvénilité omniprésente dans ses icônes les plus visibles, le marché de l’emploi et ses acteurs font chambre d’écho, parfois même involontairement à cette lubie marketing. Femme, + de 45 ans, au chômage = ça va pas être facile ma p’tite dame et certains de rajouter in petto : heureusement, vous n’êtes ni noire, ni musulmane.

Transformer cela en : au moins 20 ans d’expérience, une maturité de mère de famille, libre de tout engagement professionnel…paraitrait logique si les faits concrets et objectifs prenaient le pas sur les réalités subjectives. Il y a bien sûr un intérêt pour le marché de maintenir cette population hautement qualifiée dans une peur qui l’obligera à faire des concessions salariales (en plus de celles subies tout au long de leur carrière) mais est-ce vraiment l’intérêt des entreprises ?

Apparemment, le pléthorique marché des intermédiaires du recrutement (intérim compris) se soucie peu de l’intérêt des organisations. Un poste = une description de poste + une rémunération + des conditions (non mentionnées explicitement) de race, de genre, d’âge. L’intermédiaire a un objectif, trouver le produit, c’est-à-dire le CV qui colle au plus près de la demande. Commission assurée et relation commerciale protégée.

Si l’on excepte quelques très bons professionnels, il y en a toujours, la vision est très courte, la valeur ajoutée presque inexistante. Ce n’est pas de CV « qui collent » dont l’organisation a besoin mais de personnes capables d’apporter une valeur ajoutée humaine, de s’intégrer harmonieusement dans un environnement, voire d’en renforcer la cohésion, bref, tout ce qui est absent d’un CV et parfois de l’offre d’emploi. Je n’accuserai pas les organisations, si elles font appel à un intermédiaire c’est qu’elles ont besoin de conseil et reconnaissent ne pas assumer seules le recrutement, elles ne sont néanmoins pas exemptes d’à priori et d’usage de raccourcis.

Le CV est un exposé d’expertises et de connaissances, une photographie du passé qui ne peut préjuger de l’avenir et où les qualités humaines sont absentes. Bien sûr, la rumeur vous le dira, on n’évolue pas entre 20 et 40 ans, on régresse et ancrés dans nos habitudes, impossible de nous adapter. Quadra ou quinqua, nous pouvons tous le confirmer : qu’est-ce qu’on était mieux à 25 ans ! 😉

Une suite d’expériences ne définit pas un individu, elle montre un chemin parcouru, pas l’endroit où on est arrivé ni celui où on peut aller. Comme si l’autoroute du Sud préjugeait de la qualité des vacances passées au bord de la méditerranée et interdisait de goûter au bonheur de l’Atlantique sous prétexte qu’on ne nagerait pas de la même façon en mer et dans l’océan !

J’ai envie de dire à tous les chercheurs et chercheuses d’emploi, n’envoyez plus vos cv aux recruteurs et aux intermédiaires qui ne veulent pas vous recevoir, envoyez juste vos coordonnées et le poste que vous souhaitez. Après tout, la personne qui vous parle dans ce cabinet de recrutement, vous disant que votre cv ne colle pas aux attentes du client, vous a-t-il montré son cv lui ? Est-il (ou elle) vraiment compétent(e) pour sélectionner un profil ? C’est vous qui pouvez lui faire gagner de l’argent, pas le contraire. Son métier n’existerait pas si vous n’étiez pas là, vous et les autres chercheurs.

Alors je dis à tous les intermédiaires du recrutement qui ne le font pas ou pas assez : rencontrez les gens qui cherchent, écoutez les, parlez leur, le téléphone, c’est un minimum. Cessez de vous contenter d’un Curriculum vitae, c’est d’une vie dont il est question alors prenez en compte la personne qui la porte et imaginez comment vous aimeriez que l’on vous traite dans cette situation.

Bon courage à toutes les femmes et à tous les hommes de bonne volonté qui cherchent ou qui recrutent et en espérant qu’ils se rencontrent.

 

Philippe Négrier

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Plafond de verre, plancher de fer, lorsque le doute n’est plus raisonnable

« Je suis une femme de 53 ans, je suis ringarde, le management ce n’est pas fait pour moi, je ne supporte pas les conflits, je fais le passe-plat pour mon chef…. ». Ces mots, dans la bouche de cette femme que je connais depuis 40 ans, dont je connais l’intelligence, le professionnalisme, l’exigence, le sens du devoir et que je considère comme plus que légitime pour conduire des projets et des équipes, résonnent comme déraisonnables ! Elle met autant d’intelligence et d’acharnement à construire ses propres murs qu’à les escalader et, une fois franchis, en voilà un autre…sempiternel plafond de verre. Là où certains (rarement certaines) ont une impudence (imprudence ?) ou tout simplement une juste confiance pour se sentir prêt à tout, d’autres se sentent, en dépit de leur expérience et de leur savoir, bons (bonnes) à presque rien.

Les statistiques nous inondent de chiffres sur les femmes moins bien payées, réduites aux strapontins du pouvoir et viennent renforcer leur propre doute construit par des habitudes millénaires. Les statistiques mesurent le passé et le présent, pas l’avenir. En 1747, Mme du Chatelet, rédigeant la première traduction de Newton en français a fait fi de son plafond de verre et il était autrement plus épais à l’époque. Elle est morte à 49 ans, le souci à l’époque n’était pas d’être âgée ou pas, on arrivait à peine à 50 ans. On vit plus que cela depuis un siècle et cela deviendrait un problème ? Les femmes ont, au moins en France, les mêmes droits que les hommes et les constructions subjectives continues ? Certes nombre d’hommes et de femmes trouvent encore naturel la différence de traitement selon le genre. C’est leur problème, pourquoi deviendrait-il celui des autres ?

Ce plafond de verre qu’elles participent à se construire, comme chacun se construit ses limites, doit devenir un repère pour beaucoup de femmes. Lorsqu’elles commencent à le sentir et en avoir peur, c’est bon signe, c’est un objectif identifié à briser puisqu’il est courant que les femmes se sous estiment et qu’elles sont bien en deçà de leur possibilités. L’ennemi est là, il est reconnu et une femme avertie en vaut quatre.

Plus facile à dire qu’à faire, c’est sûr, et les obstacles mis délibérément sur leur chemin par d’autres, sont parfois réels mais Mesdames ne vous en rajoutez pas, ne prenez pas sur votre dos ce que personne ne vous demande et mille pardons à celles qui subissent une vraie discrimination de la part de ceux qui ressemblent à des dinosaures.

Pour les hommes, il existe le plancher de fer, celui sur lequel on tombe sans pouvoir s’en relever, parfois cela commence pendant les études, parfois c’est le chômage qui frappe sans prévenir à 40/50 ans. Là aussi, les épaules sont chargées de responsabilités disproportionnées, la fierté du mâle ? Pas forcément ; l’éducation, les habitudes millénaires encore, c’est l’homme qui chasse et la femme qui cuisine…

A un ami qui ne voulait pas partager son fardeau professionnel avec sa femme pour la protéger, j’ai demandé : « et si ça la rendait heureuse que tu te confies à elle ? ». Il l’a fait, ça leur a fait du bien à tous les deux et ils ont cherché et trouvé des solutions ensemble. Et je vous certifie que cet homme n’a rien d’un macho ou d’un misogyne.

S’apprécier à sa juste valeur, écarter la subjectivité de l’éducation, de l’histoire, de l’environnement, ce n’est pas seulement pour vous, c’est pour les autres aussi, c’est pour vos enfants, pour nos filles et nos fils.

Bonne nouvelle, le verre ça casse et on peut mettre un trampoline ou au moins un tapis moelleux sur le plancher de fer.

Philippe Négrier

Pour toutes mes amies que j’ai entendues douter d’elles-mêmes au-delà de la raison et de la réalité de ce dont elles sont capables, pour la grand-mère que j’ai connue, ma mère, mes sœurs qui par leur vie ont montré leur courage, leur caractère et leur assertivité, pour ma fille et sa maman qui ont toutes deux ces qualités admirables et avancent sans s’occuper des dinosaures.

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Délocalisation, un air de changement d’ère ?

Après avoir reçu son César du meilleur documentaire, le réalisateur, avec une grande passion, a insulté les politiques, incapables de porter des actions visant à conserver les entreprises industrielles en France… Avoir de l’empathie pour les personnes qui souffrent d’avoir perdu leur emploi en France au profit de Polonais qui en ont gagné un chez eux, c’est humain et bienveillant. En revanche, c’est dommage que cette bienveillance porte un discours simpliste, qui nourrit des pensées d’extrêmes de tout bords, remugles d’un funeste passé et aussi réductrices que ne l’est la démarche d’origine du taylorisme. Ce qu’on ne dit pas c’est que le pouvoir d’achat augmente en Pologne, que les salaires progressent et qu’ils commencent à consommer des produits, avant, inaccessibles pour eux, des produits Français, par exemple : alimentaire, luxe ou séjour à Paris. Mais là n’est pas l’argument. Le secteur industriel en France n’est que rarement compétitif mais la majorité des emplois sont dans des entreprises de moins de 500 salariés. La France comptait près de 70% des actifs dans l’agriculture au début du siècle dernier, à peine 2% aujourd’hui…quelqu’un veut retourner couper les blés à la faux ? Labourer un champ derrière des bœufs ?

Le travail évolue et nous sortons enfin, péniblement, de l’une des ères les plus avilissantes pour l’homme au travail. La plupart des entreprises dont on déplore le départ à l’étranger sont des lieux où la valeur ajoutée individuelle ne se mesure qu’en heure de travail et n’a aucun intérêt pour l’évolution des personnes. Le taylorisme imprègne tellement notre monde que l’on trouve normal que des gens fassent un travail inintéressant, pour un salaire très peu élevé. La peur du chômage est telle que tout vaut mieux que ce cancer social ! Ce n’est pas pour maintenir ces entreprises en France que l’on doit se battre mais pour que les hommes puissent refuser des postes de travail sans intérêt et des salaires ridicules. Allez visiter une usine de montage de voitures ou de machines à laver et dites-moi si un poste vous intéresse !

Qui a dit qu’une machine à laver le linge devait forcément être produite en centaine de millier d’exemplaires et en panne au bout de 3/5 ans ? Le résultat voulu c’est d’avoir du linge propre, le plus simplement possible…Je suis ok pour payer plus cher une machine qui durera 2 fois plus longtemps et que mon artisan/fabriquant local pourra réparer mais vous pouvez aussi être ok avec une entreprise qui vient chercher votre linge toute les semaines et s’en occupe avec un prix d’abonnement raisonnable…. La réalité du besoin est simple mais les stratégies pour y répondre sont multiples que ce soit pour que le linge soit propre ou pour que les personnes aient une activité qui leur plait et leur permette de vivre bien. Nous sommes imaginatifs depuis plus de 100 000 ans, n’avons jamais été si nombreux et avec une telle capacité de communication et donc de partage, que les innovation stratégiques pour le meilleur être de tous sont une question de prise de conscience du changement possible de paradigme et de temps.

La bataille, c’est la création d’entreprises à taille humaine, sur des créneaux ou le savoir-faire, l’inventivité ou la qualité de service prennent le pas sur l’avantage industriel… La bataille, c’est sur l’émancipation des femmes et des hommes au travail, pour leur enrichissement personnel et cela commence avec l’école pour les plus jeunes. Pour les autres, ceux qui ont passé des années à s’entendre dire ou à croire qu’ils n’étaient bons qu’à un travail peu qualifié, Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Lorsqu’ils découvriront une activité faite pour eux, ils franchiront les obstacles parce qu’ils en auront envie et parce que la collectivité les aidera, quel que soit le temps et l’argent qu’il faudra. Juste retour de leur sacrifice à un monde industriel qui a été fait pour les consommateurs et pas pour les travailleurs. Heureusement que des robots arrivent, les hommes vont enfin pouvoir se consacrer à des tâches intéressantes.

Philippe Négrier

 

 

 

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Refusons un monde binaire ! Ouvrons une troisième voie, la nôtre.

Il est difficile d’échapper au monde binaire, même ces quelques signes sont gérés à partir d’un code binaire, base de la magie numérique : 0 ou 1. Avant même notre naissance ça commence : fille ou garçon ? A l’école : littéraire ou matheux ? Dans la vie professionnelle : cadre ou pas ? Salarié ou indépendant ? Du boulot ou chômeur ? Dans la vie personnelle : célibataire ou en couple ? Amoureux ou pas ? Avec ou sans enfant ? Pour nos opinions : pour ou contre ? De droite ou de gauche ? Libéral ou socialiste ?  ….Tout cela ne résulte que d’une construction subjective comme si la vie était une pièce avec les seules deux possibilités : pile ou face.

Coincés dans ces choix, la plupart d’entre nous se sentent acculés à faire, par défaut, quelque chose qui ne leur plait pas vraiment en se disant : « ma situation est normale, c’est moi qui ne suit pas normale, je devrais me satisfaire de cela » ou à culpabiliser « c’est de ma faute si je n’arrive pas à être dans les standards ». Et pourtant, la vie nous montre qu’elle est tout sauf binaire, la difficulté c’est de l’accepter et d’en faire une ressource plutôt qu’une source d’insatisfaction. Par exemple, être au chômage est d’abord difficile à vivre car on est du mauvais côté de la norme en plus de la problématique financière. Si la société cultivait le goût du changement et de la satisfaction au travail, bien plus nombreuses seraient les personnes délibérément au chômage, pour prendre un temps de réflexion, un temps de formation afin de s’ouvrir à une activité plus enrichissante et vivre mieux. Le chômage ne serait plus un statut infamant mais une période de progression, une nouvelle réussite plutôt qu’un échec. Il faudrait évidemment le financer en fonction de cela, faire de l’allocation chômage, non pas une planche de salut mais un investissement sur l’avenir.

On parle d’enfant en échec scolaire alors que ce n’est pas l’enfant qui est en échec. Le système scolaire se doit de conduire tous les enfants à une réussite, la leur, pas celle qu’on imagine à leur place. Il n’y a pas à choisir entre les maths et les lettres ou entre enseignement dit « général » ou « technique » tout doit être ouvert pour éveiller les envies en explorant tous les savoirs. Je rêve d’une amoureuse des maths et de Flaubert qui monterait une petite entreprise de mécanique et customisation moto tout en faisant partie d’un groupe de rock. Fille ou garçon, C’est la passion qui est importante, pas le genre.

La troisième voie, c’est celle qui nous emmène sur la réalité des faits, des personnes, sur la réalisation de leurs potentiels et non sur la construction subjective de réalités, issues parfois de coutumes millénaires ou d’habitudes imposées par l’inconscient collectif. C’est un travail de fourmi, ça tombe bien nous sommes tous des fourmis. Que chacun à son niveau, résiste aux fausses lois, aux aprioris, aux rites dépassés et cette addition d’énergies, de bon sens finira par construire une société ouverte aux différences et pas un système construisant toujours plus de cases standards qui veulent correspondre au plus grand nombre et ne collent, en fait, avec personne. Résistons et commençons par apprendre à résister à nos enfants plutôt que de les condamner d’avance aux cases, par peur de les voir échouer à être différents. Donnons-nous la permission de leur faire confiance et commençons par nous faire confiance.

 

Philippe Négrier

Inspiré par Jeanne, Sandrine, Gabriel, Diego, Pierre, Mireille, Dom, Antoinette, Émilie, Auguste…

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Et si tous les Homos Sapiens étaient des entrepreneurs ? Les chefs d’entreprises ne seraient plus jamais seuls !

Et si tous les homos sapiens étaient des entrepreneurs ? Les chefs d’entreprises ne seraient plus jamais seuls !

3 400 000 entreprises en France dont 1 156 000 entreprises qui comptent entre 1 et 500 salariés pour à peine 34 000 qui dépassent ce seuil. 37% des français ambitionnent de créer ou reprendre une entreprise contre 25% en 2014. Attention ! Gare au stress du chef d’entreprise, les responsabilités permanentes, la gestion des salariés, les aléas de trésorerie, le résultat incertain, l’administration complexe et omniprésente, des actionnaires impatients, des banquiers inquiets…. Alors pourquoi quitter la « tranquillité » d’un CDI ? Pourquoi et comment supporter cette pression ?

L’entreprise a certainement commencé lorsque les contraintes naturelles ont conduit, il y a environ 2.5 millions d’années, une espèce de singe à se tenir debout. Perchés en équilibre au sommet de nous, le crâne et le cerveau se sont développés plus librement, en taille et en complexité. Dans le même temps, les femmes, debout, subissaient une contrainte physiologique nouvelle : la réduction de leur bassin et donc de l’espace de gestation. Fini les bébés qui sortent quasi autonomes du ventre de la maman mammifère, plus possible de supporter une telle taille. Il faut donc s’occuper du petit plus longtemps et la mère, mobilisée est donc moins mobile. Une organisation collective durable devient indispensable sous peine de disparition de l’espèce, la première entreprise nait : la famille. Environ 400 000 ans avant notre ère, les hommes, pourtant si faibles, s’organisent pour chasser les gros mammifères : première entreprise de destruction de l’environnement ou agro-alimentaire selon le point de vue. L’homme domestique bientôt (à l’échelle de l’évolution) le feu et s’en sert pour se chauffer, se défendre, cuire ses aliments mais aussi brûler une végétation hostile, lui permettant un environnement de chasse plus adapté : première entreprise de paysagiste. L’agriculture et l’élevage, entreprises d’ampleur qui tendent à sédentariser l’espèce et à complexifier l’organisation sociale naissent il y a environ 12000 ans. Les Sumériens, conçoivent simultanément, il y a 5000 ans, l’écriture et la première monnaie d’échange (l’orge) et ce n’est pas pour écrire des poèmes mais pour comptabiliser et commercer plus aisément…500 ans plus tard, en Mésopotamie apparaît la première monnaie “sans valeur consommable”, les sicles d’argent.Le début des problèmes ou naissance du secteur bancaire ?

En développant ses capacités cognitives, l’Homo est devenu Sapiens (sage) et est passé, il y a environ 100 000 ans, d’un territoire limité à l’Afrique de l’est et du sud a la conquête de l’ensemble des terres de la planète jusqu’aux plus isolées à l’instar de l’Australie, notre dernière conquête, il y a 45000 ans (nb : Christophe Colomb et les autres n’ont fait que redécouvrir, seule la lune, et les plus grandes profondeurs océaniques n’avaient jamais été visitées avant notre ère). Territoire Océanien inaccessible autrement que par la mer et nécessitant vision, création, planification et invention…une entreprise de découverte ou de conquête complète. Ces êtres étaient comme nous, pas plus forts physiquement, pas moins intelligents, sans griffes, sans crocs et avec la capacité d’inventer, reproduire des outils, de raconter des histoires, de les dessiner, d’entreprendre des voyages ou des happenings artistiques comme à Lascaux…cet animal faible est devenu en quelques millénaires l’espèce dominante et prédateur impitoyable des autres vivants de la planète. Nos ancêtres avaient forcément l’esprit d’entreprise et ne vivaient pas dans des communautés si grandes pour négliger le moindre savoir, la moindre compétence présente chez chaque individu pouvant contribuer à la marche de la PME Sapiens. Un millions de représentants de notre espèce à peine, quand les hommes commence à se répandre vers -100 000, puis accélération de la croissance démographique avec le développement de l’agriculture vers -10 000, 170 millions de sapiens en l’an I, 250 M en 1000, le premier milliard vers 1800, vous connaissez la suite. La complémentarité des compétences multiples, plus ou moins prédominantes de manière différenciée chez chaque Sapiens, a fait que l’entreprise humaine est au top des espèces, précédée uniquement* par ceux dont elle stimule l’essor, comme les 24 milliards de poulets dont la vie oscille entre le vol de leurs œufs ou la cuisson au four (*hors insectes et autres poissons et crustacés).

Taylor, Ford et d’autres ont considéré qu’en divisant les tâches, il était possible de spécialiser à l’extrême les humains et leur permettre d’être plus efficaces, plus productifs…ils ont réussi à faire perdre leur vraie nature de créateur, d’innovateur, de concepteur à des millions d’homos Sapiens en leur donnant le même bout d’os à tailler de la même façon pendant toute leur vie. Aujourd’hui, seuls 13%* des travailleurs dans le monde aiment vraiment leur travail, les autres, quand ils le peuvent, expriment leurs qualités ailleurs, chez eux, en passions et passe-temps ludiques et souvent créatifs ou les oublient dans les dérivatifs inventés pour les cloitrer dans un univers passif : télé, avalanche d’infos, signaux pour consommer, consommation « automatique »…

Chefs d’entreprises, si vous vous sentez seuls face à vos responsabilités, c’est que vous êtes seuls aussi dans votre vie et il faut prendre soin de vous; ou bien que vous ne vous appuyez pas sur les homos sapiens qui vous entourent. Ils ont eux aussi un esprit d’entreprise, différent et souvent complémentaire au votre. Stimulez ou réveillez-les, vous n’aurez plus besoin de chercher un coach pour vous écouter, vous en aurez plusieurs en permanence à vos côtés…que vous payez déjà.

Philippe Négrier – KTALYSE

Sources :

http://1001startups.fr/chiffres-cles-entreprises-en-france/

Sapiens. Une brève histoire de l’humanité – Yuval Noah Harari

https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/evolution/captivant-l-evolution-de-la-population-humaine-en-video_108005

* https://www.linkedin.com/pulse/seuls-13-des-travailleurs-dans-le-monde-aiment-leur-travail-négrier?trk=mp-author-card

 

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J’ai 151 ans…bonne année 2117

Que souhaiter pour cette nouvelle année 2117 ?

Que le tirage au sort du nouveau président Français désigne enfin un homme – 6 femmes en 18 ans c’est bien mais un peu de changement c’est bien aussi – et qu’il ait plus de 25 ans – il faut remonter à un siècle pour avoir le plus vieux, E.Macron, 38 ans…

Que la confédération Africaine arrête de rejeter l’immigration européenne. C’est un peu humiliant de voir ces avions cargos, remplis de Français, d’Allemands, d’Espagnols et surtout d’Anglais, revenir se poser, avec ces milliers de migrants refoulés, sur le hub Européens de Clermont-Ferrand, sans compter ceux qui meurent en mer en tentant la traversée de la principauté Corse vers la Tunisie ou l’Algérie.

Que le Président des États-Unis, Chang Chieh Wang, cesse de bloquer le transfert du siège de l’ONU au Cap, dans la confédération Africaine, État le plus peuplé au monde avec ses 5 milliards d’habitants.

Que Dimitri Poutine, 4e Tzar élu de la confédération Slave, soit battu aux prochaines élections par sa fille Natacha, partisane du rapprochement avec la fédération gréco-turque.

Que le club du Paris St Germain-Doha-Shangaï, remporte pour la 15eme fois la coupe du monde des clubs de football.

Souhaiter que la terraformation de la planète Mars continue à bien évoluer et que les arbres poussent bien pour pouvoir encore mieux fêter le 5 millième bébé né sur Mars.

Que le 25e épisode de Star Wars soit mieux que le précédent.

Que les Stones fassent encore un dernier concert. Que Charles Aznavour arrête ce coup-ci….

Que les 12 milliards de terriens continuent à vivre en paix et que la Corée du Nord reste dans l’histoire comme la dernière dictature éteinte, en 2022.

Que ma fille, qui a fêté ses 117 ans il y a 4 jours, ses 6 enfants, et leurs 73 descendants continuent à vivre heureux.

Que je continue à battre (pas tout le temps mais presque) mes très vieux potes, Tony, Jean et Serge au Tennis et que mon amoureuse soit encore amoureuse de moi tant que je serai là.

Bonne année 2117 à tous

Philippe Négrier

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/2117

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Meilleurs vœux 1917 – le 30/12/1916

Pour nous français, européens, c’est l’envie de paix qui nous obsède. Mettre fin à cette guerre qui fit jusqu’à son terme, presque deux ans plus tard, près de 19 millions de morts dont près de 9 millions de civils. 1917 marquera l’arrivée des États-Unis dans la partie. Mon grand-père, corrézien, fils de sabotier, survécu à cette guerre mais pas son frère aîné, ni sa sœur, morte de privations.

En Chine, la mort de Yuan Shikaï, président d’une Chine réunifiée depuis l’avènement de la république en 1911 annonce de nouvelles divisions et une guerre civile jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Tchang Kaî-check 10 ans plus tard, prémisse à une nouvelle guerre civile avec les communistes de Mao Zedong et au conflit avec le Japon…des dizaines d’années de guerre, plusieurs dizaines de millions de morts…

L’Inde est une colonie Anglaise et plus de 10 000 Indiens meurent dans le conflit très occidental de 14 /18. Gandhi lancera dans 4 mois son premier mouvement de protestation pacifique. L’Océanie, plus petit théâtre de cette guerre, comptera tout de même un millier de victimes.

Amérique du sud, Argentine. 1917 verra l’avènement du premier gouvernement «progressiste » qui fit tomber démocratiquement les conservateurs au pouvoir depuis 1880. De nombreuses réformes d’ouverture, des lois sur le travail et une justice indépendante laissent entrevoir une sociale démocratie d’avant garde…En 1930, un coup d’état militaire fera replonger ce beau pays dans la dictature et l’obscurantisme jusqu’en 1983 !

En Afrique, « tout va bien », les territoires sont sous le joug des puissances occidentales « éclairées », l’ordre blanc règne ou presque car les africains ne se laissent pas faire. L’année prochaine, les Arabes assistés de Lawrence d’Arabie, reprendront Aqaba et de nombreux succès indigènes changeront, un tout petit peu, les rapports de forces dans cette partie du monde. Les Britaniques avec la déclaration Balfour initient l’établissement d’un “foyer pour le peuple juif” en Palestine, prémice à un conflit qui semble ne jamais devoir cesser.

Ah oui, pour finir ce volet politique, un événement « mineur », dans 3 mois, le Tzar Nicolas II de Russie abdique et dans 9 mois le parti Bolchévique prend le contrôle du Soviet de Petrograd et de Moscou…

A part ça, la planète compte environ 1.8 milliards d’habitants, la France 40 millions (niveau qui ne sera retrouvé qu’en 1924), 38% des français vivent de l’agriculture (aujourd’hui 1,3%) environ 600 000 voitures roulent dans le monde (aujourd’hui plus d’1,7 milliards), le téléphone existe mais pas pour grand monde (aujourd’hui, 7 milliards de mobiles), pas de radio, pas de télé…Albert Einstein a publié cette année sa théorie de la gravitation dite « relativité générale », le char d’assaut fête ses 2 ans, les antibiotiques seront produits en masse suite à la guerre, la croix Rouge recevra en 1917 le prix Nobel de la paix. Le Marathon a été couru en 2H36mn (RM 2H02 en 2014), il n’y a pas de championnat de France de football, Lucien petit-Breton, premier double vainqueur du tour de France (interrompu pendant la guerre) décèdera à l’arrière du front dans un accident de voiture… Bourvil, Indira Gandhi et JF Kennedy naîtront dans l’année à venir.

Né par le génie de Braque et Picasso 10 ans plus tôt, Le cubisme a atteint son apogée avec, entre autres, Juan Gris ou Fernand Léger. Ce mouvement artistique et de nombreux autres en ce début de siècle s’affranchissent résolument des codes figuratifs classiques, ils sont marqués voire initiés par ces vies et ce monde qui éclatent en morceaux et se recollent tant bien que mal pour faire naître d’autres réalités et de nouveaux regards. Promesses de multiples futurs, de multiples visions pour un siècle et plus encore…l’harmonie ne peut-elle naître que du chaos ? Le meilleur est toujours à venir car il est notre invention perpétuelle. bonne année 1917.

 

Philippe Négrier

Sources : multiples via Internet – que les historiens et passionnés de précision m’excusent pour les raccourcis ou potentielles erreurs wikipediesque.

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Comment être une femme heureuse sur cette terre ? Mme du Châtelet ou des pensées du XVIIIe diablement modernes

 

Lorsque ma fille m’a dit « tu devrais lire le discours sur le bonheur de Mme du Châtelet »*, elle a piqué ma curiosité. Ma fille qui me recommande un bouquin ? Qui est cette « Mme du Châtelet » ? Une femme du XVIIIe siècle parlant du bonheur ? J’espère que nombreux et surtout nombreuses sont celles et ceux qui connaissent cette dame car elle vaut le détour et je ne parle pas de ses atours. Émilie du Châtelet (1706-1749), constate sobrement : «il est certain que l’amour de l’étude est moins nécessaire au bonheur des hommes qu’à celui des femmes… les occasions de bonheur des hommes sont infiniment supérieures aux occasions offertes aux femmes… les femmes sont exclues par leur état de toute forme de gloire… ». Elle concourt anonymement pour le prix de l’académie des sciences de 1738 et est publiée. Sa plus grande œuvre est d’avoir traduit les Principia de Newton du latin en Français, traduction qui resta pendant deux siècles, jusqu’en 1966, la seule disponible en français ! Excusez du peu. Évidemment nombre d’hommes répandent le bruit que ces écrits ne sont pas d’elle mais empruntés à des « hommes » de sciences réputés, les femmes se moquent de cette « géomètre ». Émilie, elle, n’en a cure et correspond avec les plus grands savants de son temps. Coté perso, A 30 ans elle quitte mari et enfants pour vivre avec un nouveau compagnon, délaissée et le délaissant après plusieurs années de passion, elle aura un dernier grand amour pour un homme de dix ans son cadet. A sa mort, 43 ans, normale pour l’époque (en 1900, 150 ans plus tard, l’espérance de vie était de 49 ans), son mari, son compagnon et son amant la pleurent sincèrement. Ils ont connu et reconnaissent en elle une femme d’exception et, j’imagine, leur chance de l’avoir côtoyée. Outre sa traduction savante, elle reste dans la postérité grâce à son « discours sur le bonheur » dont je n’extrais que ces quelques mots « Une autre source de bonheur, c’est d’être exempt de préjugés, et il ne tient qu’à nous de nous en défaire ». Trois siècle plus tard, dans de nombreux pays, mais pas tous, les droits des femmes sont identiques à ceux des hommes mais qu’en est-il, même chez nous, de l’appréciation des femmes ? -15% de rémunération à travail égal, débat inique sur « l’enseignement du genre » en France, violences physiques subies par une femme sur cinq en Europe et violences morales par une sur deux en 2015*,… la liste des préjugés reste longue, en France aussi, en 2016. Dernière chose, rendons sa plus grande gloire à Voltaire, celle d’avoir été aimé par cette femme extraordinaire, car c’est lui le compagnon pour qui elle quitte son mari et cet amour fait de lui un bien plus grand homme encore mais par pitié, que jamais je n’entende, « Mme du Châtelet ? Ah oui, la maîtresse de Voltaire », à moins qu’on ne dise de manière égale « Voltaire ? Bien sûr, l’amant de Mme du Châtelet » !

Philippe Négrier (inspiré par Jeanne Négrier)

*Madame du Châtelet – Discours sur le bonheur (préface d’Elisabeth Badinter)

*Libération 24/11/2015 – En 2015, une femme sur 5 victime de violences physiques en Europe

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Pourquoi ce n’est pas un Néandertalien devant cet écran ? Une affaire de communication…

Le gène Fox p2 a été identifié dans notre ADN, dans celui du Néanderthal et dans celui de la plupart des espèces animales, comme associé au langage. La seule petite différence du votre (et du mien), c’est une petite lettre, un A devenu T, dans le codage de ce gène, composé de 400 000 lettres et au milieu des 3 milliards de combinaisons de notre ADN. Cette différence infinitésimale a eu pour résultante une plus grande capacité et souplesse neuromotrice, pour traduire notre pensée abstraite en habilité physique : articulation plus élaborée, capacité manuelle, expression du visage…

Cette habilité a, entre autre, permis la transmission du savoir d’une génération à l’autre et donc une plus grande accumulation d’expériences, échecs comme réussites, pour aller à chaque fois plus loin. Pour exemple, les Néandertaliens, utilisaient un seul type de pierre taillée pour tout faire : chasser, couper, tailler…nos ancêtres, eux, avaient des outils de taille et de formes différentes adaptés à chaque tache. Cette singularité a également suscité la créativité artistique, l’invention et cette soif de découverte perpétuelle de nouveaux horizons, que ce soit pour résister à l’environnement, le raconter, l’explorer ou mieux le comprendre. Comme ces chercheurs, aux 4 coins du monde, qui depuis plus de 20 ans se sont penchés sur l’énigme du Néandertal et ont réussi à extraire et reconstituer à partir d’un bout d’os vieux de 40 000 ans, l’ADN de notre cousin et le comparer au notre.

Alors c’est pour ça que nous communiquons !? Pour transmettre du savoir, pour créer, inventer, trouver les différences qui nous feront évoluer encore…C’est étrange, j’ai l’impression que les objectifs ne sont pas toujours clairs, que la survie, l’art, la découverte et l’épanouissement humain ne sont pas toujours au cœur du sujet et qu’ils sont souvent remplacés par une série de boites à remplir à tout âge, selon certains standards et avec des grognements “Néandertaliens” imposés. Homo sapiens veut dire homme sage…le Néandertalien a disparu parce qu’il n’était pas assez équipé pour bien communiquer, méfions-nous de ne pas suivre le même chemin en étant trop bien équipé d’outils et pas assez de sagesse.

“Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” – Rabelais

Philippe Négrier – homo sapiens – www.ktalyse.fr

PS : les scientifiques ont longtemps utilisé “homo sapiens sapiens” et “homo sapiens neanderthalensis”, considérant que le second était une sous espèce du premier, la majorité pensent aujourd’hui que Neanderthalensis est une espèce indépendante mais le débat n’est pas clôt.

Sources d’inspiration : Doc France 5 du 16/11/2016 sur l’évolution (réalisation japonaise), Pierre Rabhi pour « les boites », Idriss Aberkane “le cerveau libéré” (à lire absolument) pour la sagesse.

 

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De MAGELLAN à EINSTEIN, l’aventure fait bouger le monde. Et si on bougeait nous aussi ?

Au moyen âge, la fadeur de la cuisine occidentale peut de moins en moins se passer des parfums de l’Orient. Utilisés et répandus par les Romains, poivre, gingembre, cannelle, épices de toute sorte viennent réveiller le goût. Les parfums de l’ailleurs sont indispensables aux femmes pour exhaler l’ambre ou la rose, aux églises pour s’embaumer d’encens entêtants, aux apothicaires pour produire baume et drogue avec la précieuse mention : Arabicum ou Indicum. Tout cela vient de loin et le voyage par la terre est semé d’embûches et de péages et si quelques croisades sont initiées pour s’assurer le passage (et oui, la religion prétexte à l’économique, déjà) ces « espiceries » coutent fortune, à tel point qu’un « sac à poivre » désigne alors un homme riche.
Le Portugal, petit pays de cette Europe du début du XVieme siècle, coincé vers la mer a la chance d’avoir un personnage visionnaire et riche : l’Infant Henrique. Il a l’ambition de porter l’audacieuse idée de défier, d’un côté un océan réputé illimité et infranchissable, de l’autre de risquer de griller vif en approchant de l’équateur et en essayant de contourner l’Afrique, continent réputé incontournable (dixit Ptolémé, indigne successeur cartographe des grecs, phéniciens et romains, dont le savoir s’est perdu au cours de siècles de régression et repliement de l’Europe).
C’est bien après la disparition de l’Infant (1460), que le résultat d’une vie  consacrée à la recherche cartographique et à l’investissement dans l’idée de l’exploration maritime, se concrétise. En 1486, Bartholomeu Diaz ouvre la voie à Vasco de Gama qui est le premier à faire la route des Indes, et à donner au Portugal une formidable emprise sur leurs richesses.
En 1519, l’obscur soldat et marin portugais, Magellan -rejeté par son roi Manoel mais accueilli et financé par le futur empereur espagnol, Charles Quint – appareille avec sa flotte en direction de l’Ouest pour contourner le nouveau continent, découvert incidemment par Colomb (qui a cru jusqu’à sa mort que c’était l’Inde), et atteindre les parfums d’Orient. Il trouva le passage (détroit de Magellan) et après avoir survécu à une traversée du Pacifique de 100 jours et presque autant de famine, voit son exploit prendre forme. Éphémère satisfaction, il est tué, par un de ses rares excès de confiance et par des indigènes, dans l’archipel des philippines le 26 avril 1521. Un de ses seconds, traitre à Magellan durant le voyage (et dont je tairai donc le nom), finira la boucle et touchera Séville, le 6 septembre 1522, 3 ans après le départ, ramenant 1 bateau sur les 5, 17 marins sur les 265 embarqués et une cale pleine des si précieux épices.
Difficile de se représenter la difficulté et de trouver le juste enseignement de cet exploit tragique 500 ans plus tard. Né d’une histoire de goût, devenue enjeu économique et de conquête territoriale et qui accouche d’une boucle qui confirme enfin que la terre est bien ronde et d’une énigme étrange : à terre, c’est jeudi mais d’après le calendrier, tenu précisément, à bord du Victoria, le bateau rescapé de la flotte de Magellan, on est mercredi. Où est donc passé ce jour ? La réponse viendra plus tard avec la compréhension du décalage horaire et la maîtrise, par l’instauration du Greenwich Mean Time (GMT) en 1675 et le système des fuseaux horaires proposé par le mathématicien italien Quirico Filopanti en 1858.  Un autre aventurier, pas de la mer mais du temps et de la relativité, un certain Albert, en sortant (et c’est un euphémisme) du cadre établi, a pu également démontrer qu’en bougeant, Magellan et ses hommes, comme tous ceux qui bougent, avaient vieilli moins vite que s’ils étaient restés immobiles. Certes, ils n’ont pas gagné une journée mais des micros secondes et l’aventure a coûté la vie à la plupart d’entre eux mais qui sait combien de temps ils ont fait gagner à l’humanité ? Qui sait le temps que nous pouvons gagner en bougeant aujourd’hui ? Changer de perspective, casser notre cadre de pensée, aller de l’avant…Quelle que soit sa durée, sa difficulté, nous avons tous un tour du monde à réaliser. Je fais le mien en vous accompagnant.
Philippe NÉGRIER
Bibliographie : Magellan par Stephen Zweig

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Le pessimisme c’est bon pour la santé…de qui ?

En 2015, 54% des français pensaient avoir une moins bonne situation que ses parents au même âge. Dans les faits, 39% ont une meilleure situation et 39% une situation comparable, reste 22%…cela voudrait dire que 32% étaient pessimistes ?*

Alors quoi, on a une réputation à défendre de champions du monde des râleurs ? Qu’est ce qui fait ou qui fait que nous en sommes là ? A moins de considérer la bonne surprise d’aller mieux que ce que l’on croyait comme un truc super, quel intérêt de se faire peur pour tout et de voir le négatif avant le positif ? Pour nous aucun mais ça peut rapporter à qui ?

Les médias vendent bien en amplifiant le catastrophisme ambiant mais ce n’est pas spécifique à la France. Si je ne devais retenir que deux spécificités à la France, c’est, d’une part,  le secteur pharmaceutique…une distribution protégée, une industrie flambeau du succès français à l’international et des dépenses en grande partie remboursées. Les Français sont les plus gros consommateurs d’anxiolytique au monde, prescris à + de 80% par des médecins généralistes…qui doivent optimiser les temps de consultation et faire un peu plaisir aux labos. Je caricature bien sûr. D’autre part, une élection présidentielle au suffrage universel direct, unique dans le monde occidental. Pour être bien sûr que le précédent ne reste pas, on noircit le tableau pendant 5 ans en occultant ce qui va bien…Dans la tradition chinoise, un médecin est payé quand son patient reste en bonne santé pas quand il est malade. Dans la tradition politique française, il y a une place de roi à prendre et tout est bon pour le trône…mais pas pour nous, le peuple.

Il y a sans doute d’autres causes mais pour sûr, le pessimisme n’est pas bon pour la santé, au contraire de la prudence et de l’optimisme. Comme il est difficile de compter sur les médecins, sur les médias ou sur les politiques, comptons sur nous et chaque jour cherchons ce qu’il y a de bien dans notre vie, les richesses et la beauté de notre pays et regardons les gens qui nous entourent : il y a beaucoup plus de gens bienveillants que d’apprentis terroristes, de ronchonneurs que de vrais méchants, de travailleurs que de feignants et plus d’amour et de gentillesse que de haine. Moi j’aime bien les gens, moi je vous aime bien.

Philippe Négrier

*Projet de rapport « lignes de faille, une société à réunifier » France Stratégie, Aout016 ; INSEE ; EUROSTAT ; CREDOC

 

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Managers, créez vos chorégraphies avec ceux qui vont les danser !

Ils surgissent de tous les côtés de la scène, chaque danseur à ses propres mouvements, sa propre présence, une nuée d’entités virevoltantes occupant l’espace…..c’est le chaos et pourtant au moment où cela commence, l’émotion vous étreint, un tableau vivant nait sous vos yeux et à l’instar d’une dissymétrie de Picasso faisant naître un équilibre naturel, le mouvement est prodigieusement harmonieux et beau, les mouvements de chaque danseur, leur déplacement, construisent une organisation nouvelle. Ce ne sont plus 40 danseurs qui évoluent sur scène mais une créature géante aux appendices multiples qui ondule et frémit avec grâce. Et puis, la créature se fragmente en petits nombres qui composent de nouvelles créatures, de nouveaux tableaux vivants, ils vont et viennent, se croisent, se regardent, se répondent et repartent…c’est vivant, c’est la vie et c’est beau. Difficile d’imaginer sans le voir.

Ce ballet est la démonstration qu’un résultat collectif peut naître d’une somme de talents et de libertés naturelles individuelles avec comme seule consigne de respecter une harmonie avec les autres et de connaître et concourir à un résultat commun et voulu de tous. On ne sent pas de contraintes car les contraintes sont construites volontairement, on ne ressent de l’énergie que dans une seule direction, alors que ça part dans tous les sens, car chaque mouvement s’inscrit dans un ensemble cohérent qui sait où il va. Et, peut-être le plus important, chacun exulte de ce qu’il fait, chacun est partie du spectacle et les uns apprécient de regarder le spectacle des autres apportant leur mouvement à la dynamique globale. Le chorégraphe bien sûr a esquissé le tableau mais les compositions d’un William Forsythe ou d’une Crystal Pite sont toujours le fruit d’un investissement commun des artistes, le collectif participe à la définition du résultat et aux moyens pour y parvenir. Une entreprise qui ressemble à cela ne peut qu’être efficace et épanouissante pour les hommes qui la composent, elle ressemble à du vivant naturel et fluide pas à une mécanique artificielle et grinçante. Chefs d’entreprises, managers, soyez chorégraphes et construisez la chorégraphie avec ceux qui vont la danser.

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Seuls 13% des travailleurs dans le monde aiment leur travail* !

…63% ne sont pas impliqués et 24% le DÉTESTENT. A se demander si le chômage est provoqué par la/les crises économiques ou par le « ras le bol » de passer ses journées à se démotiver dans l’action.

C’est sûr qu’à coups de Taylorisme, de motivation par l’unique carotte financière, de chasse à la performance, de surenchère sur les strapontins du pouvoir en entreprise et de management « participatif » on en a un peu beaucoup oublié les autres motivations qui peuvent faire lever un être humain chaque jour.

Le rêve, c’est d’arrêter de bosser et de narguer son patron, nous dit la pub du loto. Pourquoi faut-il souvent attendre une reconversion obligatoire passé 40 ans, après avoir été viré de son job, pour trouver enfin une activité qui nous motive vraiment. Je ne parle évidemment pas des ouvriers, perdus dans des zones de déserts économiques, exploités 30 ans sans être formés à quoi que ce soit d’autre et désespérés de perdre leur plus grande dignité : un travail dur et souvent peu épanouissant mais un travail quand même et qui rapportait de quoi survivre avec sa famille.

Qui entretient cela ? Les grandes entreprises, le système financier, l’Etat ? Ou tout simplement nous-mêmes, conditionnés génération après génération à accepter un système de travail qui ne nous convient pas, par habitude, par peur…  Aujourd’hui, les “nouveaux jeunes”, génération Y et encore plus Z sont obligés de prendre du recul, car le système ne marche plus pour eux. Alors, ils ou plutôt nous tous, nous devons repenser la notion de travail, que ce soit en « libérant les entreprises » ou peut être, en libérant les individus des entreprises, que nous trouverons les solutions. Travaillons sur le travail au lieu de travailler sur le chômage, cela marche mieux de mettre de bonnes herbes partout plutôt que de passer notre temps à arracher des mauvaises herbes qui repoussent tout le temps.

*(Rapport Gallup 2013 – base 230 000 salariés dans 142 pays)

 

Philippe NEGRIER

*(Rapport Gallup 2013 – base 230 000 salariés dans 142 pays)

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Vive le rire au travail !

Si vous ne me connaissez pas bien, vous connaissez certainement quelqu’un dans votre entourage qui manie le jeu de mot, rarement brillant, parfois agaçant, quelquefois drôle…Qu’est-ce qui pousse des adultes à faire des farces et à en rire comme des enfants ? Adultes ? Non, ce sont toujours les enfants qui font ces farces et ces jeux de mots laids. Retrouver l’insouciance, nous évader du sérieux d’un monde parfois triste ou d’une discussion lourde de poncifs et vierge de pensifs. Ces jeux de mots d’enfants nous soignent des maux des jeux de dupes d’adultes cherchant à prouver qu’ils ne sont plus des enfants.

Lorsque vous entendrez dans une réunion très sérieuse, un adulte faire l’enfant, ne sourcillez pas, souriez, c’est un esprit cabotin qui vous souffle que votre réunion est ennuyeuse comme un bottin et même pas mondain. Prenez le temps de vous écouter et chercher en vous l’enfant qui riait des noms bizarres à l’école ou qui cachait le cartable de son voisin. Vous verrez, c’est là que les meilleures idées viendront et que les “sottises” seront solutions.

Et même si cela n’aide pas à trouver de solutions miraculeuses, prenons le temps de rire de nous, de rire tout court, d’être joyeux, c’est bon pour la santé…et vive le calembour joie.

Philippe Négrier (“nez cramé” à 7 ans)

 

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La performance ? Pour qui ? Pour quoi ?

Nous sommes nombreux, coachs, conseils, consultants et autres « gourous » de tous poils à naviguer sur les réseaux, à sonner aux portes des DRH, des dirigeants et à leur parler d’efficacité, d’agitation d’idées, d’accompagnement du changement, de cohésion d’équipe et surtout de performance. C’est quoi la performance ? pour quoi ? Pour qui ? Qui la mesure ?

Travailler plus cool, comme dans une entreprise dite « libérée » ? Apporter plus de valeur ajoutée pour ses actionnaires ? Gagner plus d’argent ? Vivre plus longtemps, comme dans ce village Italien qui a 86 centenaires pour 700 habitants ? Passer plus de temps avec ceux qu’on aime ? Avoir plus d’orgasmes ? Courir le Marathon en moins de 3h ?…ou simplement se sentir bien, sans rien avoir à mesurer, à compter, à comptabiliser et sans y penser.

Se sentir « performant » n’a de sens que pour nous et si nous mesurons notre performance à notre capacité de « paraitre performant » aux yeux des autres, c’est une course sans fin et sans aucune preuve de réussite.

Il est plus intéressant de parler de performance pour une équipe qui vise un résultat commun et que chacun des membres de l’équipe se réalise à travers la réussite collective et non dans un sucés individuel.

Enfin, une performance artistique désigne un acte artistique sans a priori de résultat. L’artiste comme les observateurs, y trouveront un degré de plaisir ou de déplaisir différent, c’est peut-être cela une vraie performance individuelle de vie, celle où l’on ne cherche pas un résultat mais où l’on vit, tout simplement.

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Et si le mot « travail » signifiait plaisir ?

Nous n’échappons pas facilement à des siècles d’habitude et d’éducation, la dimension valorisante de la souffrance au travail reste trop souvent plus forte que celle du plaisir. « Elle ou il a un travail très prenant, un poste important, une belle situation c’est normal qu’elle, il, travaille beaucoup et n’ait pas beaucoup de temps pour sa vie privée ».

Proposons une autre phrase : « elle, il, a un travail passionnant, dans une organisation vraiment intelligente qui laisse beaucoup de place à l’autonomie et à la solidarité, la productivité collective est fantastique et elle, il, module son temps de travail en fonction de ses besoins personnels ».

Donner une place au travail dans la vie et non pas laisser une place à la vie en dehors du travail.

Mais alors, comment ferait-on pour justifier de moins payer les femmes ou de freiner leur accès au pouvoir ?  Femmes plus « actives » dans leur vie personnelle et qui « sacrifient » leur carrière pour avoir des enfants ? Ce changement de perspective leur donnerait une égalité « morale », elle permettrait aussi aux hommes de dire avec fierté : « le matin j’emmène mes enfants et parfois ceux de mes voisins à l’école, je ne suis pas au boulot avant 9h45 »

Fini également le débat sur les 35 heures, on ne compte plus la présence mais l’efficacité à obtenir des résultats et le plaisir d’un collectif.Il y a des semaines de 45H et d’autres de 20H et certains très efficaces 4 jours par semaine. Je vous laisse imaginer d’autres développements.

Plus d’autonomie, plus de valorisation, plus d’implication, plus de solidarité pour tenir des objectifs partagés, plus de souplesse dans l’organisation du temps…plus de plaisir pendant et hors du travail.

A partir de ce mot « travail » dérivé du latin « tripaliare », signifiant « tourmenter, torturer avec le trepalium »,   et donc manquant diablement du génome du plaisir, pourquoi ne pas construire une définition positive et choisir un nouveau mot, plus évocateur des notions d’épanouissement, d’enrichissement, de jeu, de plaisir…

A vous de jouer, envoyez moi vos suggestions, on verra avec l’académie française !

p.negrier@ktalyse.fr